[Avis PC] Civilization VI : Rise & Fall – On ne prend pas les mêmes, mais on recommence !

En ce début d’année la bataille fait rage dans le domaine des 4X, après les Frenchies d’Amplitude et leur extension d’Endless Space 2, (Notre Avis ici), c’est au tour du géant 2K Interactive de nous offrir sa première extension du 6ième volet de la sage mythique Civilisation, enrichit par ces anciens titres et ceux de la concurrence. En route pour Civilisation VI : Rise&Fall, saurez-vous illuminer le chemin de votre civilisation de réussite en évitant les sombres écueil qui vont pavés votre route vers la victoire …. Ou la chute ?

Age d’or / âge sombre

Faire prospérer une civilisation n’est jamais chose aisée, c’est encore moins le cas dans Civilisation VI : Rise and Fall. Nombreux sont les ajouts auxquels même le joueur aguerrit devrait apprendre à se familiariser car si cette extension n’offre pas de thème précis, elle affine le gameplay général tout en apportant nuance et profondeur dans de nombreux domaines de l’art de gouverner. Ainsi même si les conditions n’ont guère changé désormais chaque ère voit sa durée limitée dans le temps en fonction de la progression de l’ensemble des joueurs, alors que certaines civilisations s’élèvent d’autres tombent dans un âge sombre dont parfois ils sauront se relever et renaître pour entrer dans un âge héroïque.

 Construire une merveille, anéantir un camp barbare, construire une nouvelle colonie ou découvrir le monde et ses merveilles …. Tels sont les jalons qui marqueront l’histoire de votre nation et détermineront sa progression et son destin, à vous de choisir quels seront les pierres les plus importantes qui vous permettront de construire vos avenirs, même si parfois ces évènements peuvent se montrer contraignant à suivre.

La loyauté

Chaque âge offre soit des bonus soit des malus mais surtout ils influent sur une nouveauté de cette extension : la loyauté. Les nostalgiques de la conversion culturelle de Civilisation IV trouveront leur bonheur dans cette nouvelle mécanique permettant de faire tomber dans son escarcelle les villes étrangères un peu proches de vos frontières, parfois la plume est effectivement plus forte que l’épée.

La mécanique est un ajout bien pensé, il faudra désormais penser intelligemment le placement de vos villes pour assurer la sécurité de vos citoyens. La colonisation de contrée lointaine devient bien plus incertaine et difficile, il faudra faire face aux pressions des autres civilisations ainsi qu’aux forces internes qui tiraillent la vôtre. Heureusement désormais vous n’êtes plus seul à gérer cet empire que vous vous efforcer de construire.

Vous n’êtes pas seuls !!

De nouvelles figures politiques vous épaulent désormais dans votre quête de victoire, au-delà des conseillers présents dans le didacticiel, vous pouvez recruter jusqu’à 7 gouverneurs pour diriger vos cités et renforcer la loyauté de celles-ci. Chacun d’entre eux vous offre des bonus uniques qui peuvent être renforcer via des arbres de talents dans lesquels il conviendra d’investir judicieusement.


La spécialisation des villes et des civilisations devient donc un vrai enjeu, renouvelant les stratégies à chaque partie pour offrir une expérience de jeu encore plus riche.

Une nouvelle dimension diplomatique

Il est parfois difficile de conquérir le monde tout seul, il convient souvent de monter des alliances pour se renforcer ou affaiblir vos ennemis. Le système d’alliance est ici revues et approfondi, portant sur un point précis (économique, religieux, militaire, ….) elles s’inscrivent sur une durée assez courte et doivent être entretenues et approfondies. Bien loin du système banal d’alliance des origines, il est désormais possible de spécialiser vos relations pour en tirer encore plus d’avantages. Mais attention de ne pas trop attirer en menaçant l’équilibre mondial, il est possible de subir un retour bâton en attirant les foudres des autres civilisations lors de situations d’urgence aux récompenses parfois juteuses.

Bien qu’apportant de l’équilibre dans le gameplay, cette mécanique peut s’avérer trop punitive pour les joueurs trop en avance qui devront alors gérer des alliances provisoires et complexes. Et quand c’est à nous de joindre les forces d’urgence, on remarque rapidement les égarement et incohérence d’une IA encore trop brouillonne.

En plus de ces nouvelles mécaniques bienvenues, le jeu s’enrichit de huit nouvelles civilisations dont quelques inédits comme la Géorgie de Tamar ou l’Ecosse de Robert Bruce ainsi que quelques civilisations de natifs américains. Un second dirigeant pour l’Inde en la présence de Changragupta clôt ce florilège de petits nouveaux. Mettant à profit les nouvelles mécaniques introduites dans Rise and Fall, ils en sont aussi une très bonne introduction. La générosité ne s’arrête pas ici, on trouve aussi huit nouvelles Merveilles, sept Merveilles naturelles, quatre unités, quatorze nouveaux bâtiments, deux nouveaux quartiers et trois nouvelles ressources ainsi que tous les hauts faits associés.

Conclusion

Énormément d’ajouts qui sans chambouler totalement le jeu permettent de varier les parties tout en offrant un renouveau même pour les joueurs les plus assidus. Les nouveaux joueurs quant à eux pourrait être rebutés par une interface indigeste bien que revue et redessinées pour l’extension, mais force est de constater que cette extension offre un vent de nouveauté et de profondeur à la licence qui saura ravir tout ceux prêt à perdre quelques heures pour conquérir le monde.

Civilization VI (Jeu informatique)


Fabricant: Take 2
Classement ESRB: E10+
Plate-forme: Windows 7
Genre: tour_par_tour

Prix: EUR 59,99
Neuf à partir de: EUR 49,90 En stock
D’occasion à partir de: Épuisé

Reogar

Rédacteur / Ancien gros farmeur de MMO, explorateur invétéré des RPG et tacticien des STR

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