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Test PC – Sacred 3, une sacrée déception.

Sacred 3 disposait de tous les éléments pour être un bon titre. Tout d’abord, la licence en elle-même a conquis de nombreux fans grâce à son univers particulier où fantastique rime avec féerique et magique. Le style de jeu « hack’n’slash » étant très en vogue ces dernières années, Sacred 3 avait donc toutes ses chances pour se faire une place au soleil. Malgré tout cela, c’est un échec.

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Dans un genre duquel Diablo est roi, les développeurs d’Ascaron avaient pris, en 2008, le parti de la différence pour espérer briller de leur propre éclat plutôt que de mourir dans l’ombre du géant. Ainsi, avec Sacred 2 : Fallen Angel, les joueurs découvraient un univers en 3D gigantesque dans lequel ils avaient le loisir de voyager à leur guise. Un vrai monde ouvert pour un jeu du genre, une véritable petite révolution qui conféra à ce deuxième épisode ses lettres de noblesses. Avec Sacred 3, la logique aurait voulu que Keen se fonde dans le moule de son prédécesseur pour livrer un jeu du même acabit, capitalisant sur les éléments qui avaient séduits les joueurs. Ce n’est pas le cas.

Sacred 3 abandonne donc, le monde ouvert pour des zones à couloirs. Si Sacred 2 jouait aussi à fond la carte de la personnalisation de son personnage, mettant l’accent sur de nombreuses composantes d’un vrai RPG, ici nous sommes cantonné à un simple profil et une apparence imposée et c’est plutôt rare avec le beat’em all que l’éditeur Keen fusionne cette fois, à tel point que ce jeu aurait dû porter un nom différent tant les fans des jeux précédents risquent de rien y retrouver de familier.

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Il n’empêche que sans le comparer à ses prédécesseurs, Sacred 3 en tant que tel, un hack’n’slash / beat’em all à la facture classique, n’est en rien honteux mais pas pour autant très prenant et absolument pas novateur pour un sous. On y incarne au choix un barbare, un archer, une lancière ou une créature angélique et callipyge, chacun ayant des qualités propres. Ainsi, le barbare sera puissant et résistant mais inefficace quand il s’agira de combattre à distance, tout l’inverse de l’archer en somme. Chaque personnage dispose d’une magie élémentaire à utilisation limitée, même chose avec une attaque puissante.

Pas grand-chose de très original donc mais l’exécution à quand même le mérite d’être dynamique et le visuel correct. L’intrigue et le design ne cherchent pas très loin non plus, le titre bénéficiant tout de même d’une localisation française intégrale pour les dialogues, ce qui aurait pu être une excellente chose si elle ne venait pas être gâché par des dialogues incestueux et au combien énervant. En effet, pour parachever l’aspect harassant de la progression, les développeurs n’ont rien trouvé de mieux que de faire parler un guide nommé Aria, qui va vous traquer tout le long du jeu. Elle prend la parole à tout va pour distiller les quelques infos sur la mission et faire des commentaires inutiles tout en usant d’un humour assez oiseux. Cet « humour » d’ailleurs baigne chaque séquence du jeu et même si l’humour est quelque chose de très subjectif, lorsque l’on n’y adhère pas, chaque réplique en devient un calvaire.

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Malheureusement en coopération locale ou en ligne, entre loot et pouvoirs spécifiques, le multi n’apportant rien si ce n’est un peu de compagnie. Sacred 3 est décevant et le plus mauvais jeu de la saga. Évidemment, pour les amoureux de Sacred 2, il constitue une hérésie, une infamie, un crime. Et on les comprend : avec son monde ouvert et son fort penchant pour le RPG, Sacred 2 avait des arguments à faire valoir face au démon Blizzard.

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Ce que l’on aime

  • Le sentiment de puissance.
  • Heeuuuu.

Ce que l’on aime moins

  • Aria.
  • Les dialogues impossibles entre Aria et les pouvoirs magique.
  • Les graphismes.
  • Le Gameplay.
  • « l’humour ».
  • La durée de vie.
  • Les personnages imposés.

 

genomectra

Joue au Jeuxvidéo depuis mes 7 ans, passionné de graphisme et joueur hardcore.

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