[PS5] Strangers of Paradise – Final Fantasy Origin – Notre Avis

Dans Strangers of Paradise (SOP), vous incarnez Jack. Un personnage qui n’a qu’une seule obsession en tête, tuer Chaos, le grand méchant de Final Fantasy premier du nom. Cela se traduit essentiellement par une écriture très bancale se traduisant par des phases très sérieuses, pour revenir à sa nature propre  » je veux juste taper taper et taper encore et encore ».

L’écriture de ce Final Fantasy en laissera plus d’un sur le carreau. Rien que la rencontre entre Jack et ses compagnons, Jed et Ash, est déjà un signal que les scénaristes n’avaient pas le temps. Jack, Ash et Jed se rencontrent à l’entrée de la ville par pure coïncidence, ils s’échangent quelques regards et comprennent rapidement qu’ils sont liés grâce à la seule chose qui les relie, le cristal noir… Du coup, ils décident de défoncer Chaos ensemble.

Ce côté décalé pourrait avoir sa force dans le titre, mais il arrive tellement comme un cheveu dans la soupe et avec une écriture qui peine vraiment à accrocher le joueur. Outre cela, le jeu est une véritable référence ambulante à Final Fantasy I, mais aussi à d’autres opus de la saga de Squaresoft-Enix. Ainsi, on retrouve Sarah, chef des pirates Bikke ou des environnements comme Sastasha (donjon de Final Fantasy XIV) ou Sunken Shrine, le réacteur Mako de Final Fantasy 7.

Le jeu reprend des bases très similaires à Nioh dans sa narration, à savoir un enchaînement de missions entrecoupées de phases de dialogues et de cinématiques.

Derrière ce SOP, c’est le Studio Team Ninja qui est aux commandes. Studio bien connu pour des licences comme Ninja Gaiden ou encore Dead or Alive, on les connaît aussi pour la franchise Nioh. Les mécaniques de ce dernier transpirent à travers Final Fantasy : Strangers of Paradise, mais côtoient aussi quelques nouveautés inhérentes à la saga Final Fantasy.

Par exemple, quand il s’agit du butin, on retrouve l’aspect de Nioh avec ses objets de couleurs ayant des niveaux et des stats variées. Le butin est généralement excessif et on se retrouve à chaque mission à trouver 7 casques, 12 armes, 15 armures… À un niveau tel que l’on passe bien plus de temps à regarder les équipements que l’on vient d’avoir après chaque combat de monstre qu’à en combattre. Pour finalement arriver à un boss de fin de mission qui vous en donnera encore plus.

Cependant, le côté Final Fantasy est très respecté, on retrouve un ensemble de 28 classes, qui nous rappelle le premier opus de la licence Final Fantasy. Vous entamez l’aventure avec quelques classes comme le pugiliste, le surineur, mage ou encore gladiateur. Puis par la suite vous débloquerez des versions améliorées des classes. Chacune ayant ses particularités, ses forces et faiblesses ainsi que son équipement propre. L’avantage du titre est de proposer deux classes que vous pourrez interchanger à votre guise afin d’effectuer des combos, de battre en retraite pour vous soigner, ou encore de faire des dégâts monstrueux. Les possibilités sont nombreuses pour satisfaire au maximum les joueurs. On notera d’ailleurs que les classes de corps à corps sont toutes aussi intéressantes que celles à distance et qu’un réel travail a été apporté aux classes.

Vous avez aussi la possibilité de choisir les classes de vos compagnons d’aventures après quelques heures de jeu. Là encore, les possibilités sont toutes aussi intéressantes pour créer un groupe qui vous convient le mieux. Mais nous constatons que le jeu en solo n’est clairement pas l’avantage de SOP. En effet, le jeu est disponible en multijoueur et c’est certainement sa plus grande force. Les combinaisons sont alors multipliées et le plaisir aussi. Ce n’est pas une révolution en soi, mais cela a le mérite de rendre le jeu plus agréable que d’avoir deux IA qui essaient vainement de vous aider, ou lâchement d’attendre que vous fassiez tout le travail.

Le système de combat est quant à lui un mix entre Final Fantasy 7 Remake (à base de barre de MP qui permet de lancer des capacités physiques ou magiques) et God of War (quand la résistance d’un ennemi est brisée, vous pouvez l’exécuter). C’est très dynamique, parfois un peu confus, mais l’enchaînement fonctionne plutôt bien.

On regrette par contre l’aspect graphique du jeu qui est une vraie catastrophe. Les phases de gameplay sont terribles graphiquement, les cinématiques n’en parlons pas et les environnements tous plus fermés les un que les autres. Les temps de chargement même caché sont très présents (alors même que nous sommes sur PS5) alors qu’il n’y a que quelque monstre, dans des décors vident.

SOP est un titre qui a été, à mon humble avis, monté à la hâte et sans l’amour qu’il aurait mérité. On retrouve des idées de gameplay vraiment intéressantes, une grande variété de classes et des environnements qui, malgré un level-design vraiment couloirs, restent intéressants. Toutefois, le scénario est plus que bancal, les combats sont parfois confus au vu du nombre d’ennemis (ainsi que de vos alliés) et l’aspect visuel du titre est une douloureuse hérésie.

Le jeu sort en plus dans une période compliquée, l’arrivée de Elden Ring, les attentes d’un niveau de qualité digne d’un FF7 Remake qui sont loin d’être là, en décevront plus d’un.

Finalement, Final Fantasy Origins : Strangers of Paradise plaira sans doute à une niche de joueurs fan de la saga qui voudront se remémorer les bons souvenirs, ou encore profité du titre pour en connaitre sa base. Titre qui n’était disponible quand solo à l’époque, le multi aujourd’hui est l’un des points fort de ce Final Fantasy, une chose à ne pas négliger.

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genomectra

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